Euro – France-Angleterre (2-1) : “C’était un gros défi”, et les Bleues y ont merveilleusement répondu

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Affronter d’entrée l’Angleterre, tenante du titre, dans un groupe D annoncé comme celui de “la mort” dans cet Euro, est globalement ce qu’on appelle démarrer par les choses sérieuses. Et samedi soir, les Bleues se sont mises au niveau de l’événement en s’imposant (2-1). Peut-être même un peu mieux qu’espéré. “On savait qu’on était attendues, prendre les championnes en titre sur le match d’ouverture c’est un gros défi”, a réagi Oriane Jean-François, premier match dans une grande compétition, au micro de TF1 après la rencontre.

Ce gros défi, Laurent Bonadei et ses troupes avaient décidé de l’aborder avec calme et confiance. Pas dans la peau d’outsiders. “Les mots du coach avant le match ? La sérénité. On est conscientes de nos forces, on a longtemps travaillé”, a raconté Delphine Cascarino. L’entame ne fut pas idéale, et les Bleues ont pris une grande bouffée d’air quand l’ouverture du score d’Alessia Russo a été annulée pour hors-jeu au sortir du quart d’heure de jeu (16e).

Mais derrière, ce fut un autre match. Celui des Bleues. En l’absence de la capitaine Griedge Mbock, la charnière Lakrar-Sombath, quasiment aucune expérience commune au compteur, a progressivement pris ses marques, aidée par une approche collective agressive. “On a fait une grosse première mi-temps, on met deux buts importants, on est allées les chercher haut, on les a agressées, on a gagné nos duels”, a souligné Jean-François.

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Les Bleus débutent idéalement leur Euro en battant les tenantes du titre anglaises

Crédit: Getty Images

On a montré qu’on ne s’était pas préparées pour rien

Deux buts importants partis d’ailières en feu : l’infatigable Delphine Cascarino a servi Marie-Antoinette Katoto pour l’ouverture du score (36e), puis trois minutes plus tard, Sandy Baltimore, qui a fait souffrir Lucy Bronze, latérale de référence, durant toute la rencontre, a fait le break en soliste. Son 6e but sur ses 7 derniers matches en sélection. “Au début ce n’était pas facile, mais après on a su aller vers l’avant, patienter, surtout avec Delphine qui est très en forme, a d’ailleurs reconnu la joueuse de Chelsea. Est-ce que moi, je suis dans la forme de ma vie ? Peut-être (rires), mais c’est un travail d’équipe”.

Un travail d’équipe au réservoir offensif dense : juste après l’heure de jeu, Bonadei s’est permis de remplacer son trio offensif en lançant Kadidiatou Diani, attaquante de l’OL, Melvine Malard, auteure d’un triplé contre la Belgique en préparation, et Clara Mateo, élue joueuse de la saison avec le Paris FC lors des trophées UNFP.

Voilà ce qui s’appelle être sûr de ses forces, dans un match où les Anglaises auront longtemps été muselées comme très rarement, ne cadrant pas la moindre frappe avant leur réduction du score à la 87e minute de jeu. Un accomplissement dont il faut bien mesurer l’ampleur. “C’est une belle victoire, c’est une grosse nation du foot, a soufflé Bonadei. Ça faisait longtemps qu’on attendait ce match”. “C’étaient les favorites, on a montré qu’on ne s’était pas préparées pour rien, a confirmé sa capitaine du jour, Sakina Karchaoui. Il faut continuer à travailler, ça va le faire”. Reste le plus dur : confirmer. Mais quelle entame…



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