Sans cesse reporté, le projet des Bleues d’écrire une page d’histoire, donc de gagner quelque chose, a débuté d’une plume décidée. Les Anglaises, championnes d’Europe en titre mais dominées à la régulière à Zurich (2-1), ont bien compris le message : il va falloir compter avec cette équipe de France, reliftée par Laurent Bonadei.
Le sélectionneur, adjoint de Hervé Renard lors du fiasco olympique l’été dernier – arrêt en quart, comme d’habitude – a fait des choix forts en amont en écartant un brelan de taulières (Renard, Le Sommer, Dali). Mais c’est tout de même sur des valeurs sûres qu’il s’est appuyé pour bien emmancher la compétition.
L’inévitable Marie-Antoinette Katoto d’abord, signataire d’un 39e but en 56 sélections, servie au cordeau par Delphine Cascarino. Puis la voltigeuse Sandy Baltimore, pas malheureuse de gagner son un contre deux, avant d’envoyer une sacoche lucarne opposée. Tout ça peu avant la pause, vite fait bien fait.