La souplesse budgétaire n’effacera pas le déficit des Etats membres, prévient Bart De Wever: “Un euro reste un euro”

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“Pour les pays qui ont un grand déficit comme le nôtre, un euro reste un euro”, a noté Bart De Wever. “Ce n’est pas parce que l’Europe est souple que cet argent n’existe pas, ou que le déficit n’existe pas.”

Le Premier ministre a fait observer que le recours à des subventions européennes, comme ce fut le cas avec le plan de relance post-covid, va devenir moins fréquent. Il a qualifié le programme Next Generation EU, entièrement financé par la dette européenne, d’expérience “peu brillante”. Le manque d’unanimité au sein de l’UE sur les moyens de remboursement pose question, selon lui.

“Certains voudraient répéter l’expérience, mais je suis certain que des pays dont les Pays-Bas vont bloquer cela”, a déclaré Bart De Wever. “Cela dit, certains pays habituellement frugaux s’expriment autrement aujourd’hui de par leur situation géographique (proche de la Russie, NDLR).”

La défense sera l’un des thèmes majeurs du sommet européen de jeudi, un sujet devenu crucial depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Ce dernier exhorte les Européens à prendre en charge leur propre défense, menace de retirer le soutien américain à l’Ukraine et a ouvert des négociations avec Moscou.

Les Vingt-Sept examineront les suites du Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne présenté ce mercredi par la Commission européenne, et discuteront du financement des efforts militaires à fournir.

Le Premier ministre a insisté sur le fait que l’UE considérait l’agression russe comme un “défi existentiel”.

“Il y a un risque important d’un deal entre les Etats-Unis et la Russie, sans l’accord de l’Ukraine et sans l’UE. Si cela se produit, on est vraiment en difficulté”, a-t-il prédit. “Ce sera un moment clé dans l’histoire de l’UE. Quelle sera notre réaction? Aura-t-on le soutien des 27 Etats membres et que serons-nous capables de faire?”, s’est-il interrogé.

Lors d’un sommet extraordinaire le 6 mars, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient approuvé un texte sur a stratégie de soutien à l’Ukraine à 26, car le Hongrois Viktor Orban l’avait rejeté.

Bart De Wever s’est également dit inquiet de la condition posée par Vladimir Poutine de remplacer le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cela ferait passer l’Ukraine du rang d’allié de l’UE à une menace.

Outre la défense et le soutien à l’Ukraine, les participants au sommet aborderont la compétitivité de l’économie européenne ou encore la migration.



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