«flou» pour Wembanyama, ambitions, 16 présélectionnés… Les mots de Fauthoux après le tirage de l’Euro 2025

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Le sélectionneur de l’équipe de France de basket a fait le point face aux journalistes après le tirage de l’EuroBasket 2025, ce jeudi, lors d’une conférence de presse en visio.

Freddy Fauthoux, première ! Nommé à l’automne dernier en succession de Vincent Collet, le nouveau sélectionneur de l’équipe de France vivait, ce jeudi, son premier tirage avant une compétition majeure. En l’occurrence, l’EuroBasket 2025, où les Bleus retrouveront notamment la Slovénie dans le groupe D. «Un tirage intéressant, c’est une compétition très dense, des groupes de haut niveau. Comme c’était ma première, j’ai regardé cela avec de l’excitation et de la curiosité», a indiqué le coach des Bleus et de la JL Bourg en préambule d’une conférence de presse qui s’est déroulée en visio ce jeudi.

Sentiment personnel au moment du tirage des dernières boules : «Pas mal d’excitation, de curiosité, quand il ne reste plus que les têtes d’affiche, on se demande à quelle sauce on sera mangé. On ne sait jamais trop à quoi s’attendre. On peut penser que le groupe de l’Espagne est plus fort sur le papier mais on ne sait jamais quels joueurs seront là, comment les équipes seront constituées. Ça m’était un peu égal de savoir si on aurait le groupe C ou D.»

Victor Wembanyama, victime d’une thrombose veineuse à l’épaule , out pour le reste de la saison NBA et incertain pour l’Euro : «Il y a maintenant un gros travail de prise d’information sur qui sera apte à démarrer une préparation. On prend beaucoup de renseignements. Je l’ai eu avant son opération. Il est motivé, comme il l’a toujours dit, mais on verra au fur et à mesure de son évolution physique. On prendra la décision quand ce sera le moment. On est dans le flou et lui aussi. Tout se passe bien mais on verra. Il y a aussi la santé de Mathias Lessort (victime d’une fracture de la jambe gauche en décembre , NDLR). Il y a un gros travail pour prendre les informations sur l’état de santé des joueurs. Les Spurs ? Boris (Diaw, manager général des Bleus, NDLR) va régulièrement aux États-Unis pour parler aux joueurs et aux franchises. Un travail est déjà mené par rapport à cela. À ce stade, personne n’a de réponse définitive.»

Calendrier : «J’aimerais commencer la prépa fin juillet avec 16 joueurs présélectionnés plus trois partenaires d’entraînement.»

Il manquera la préparation de la JL Bourg : «Je le sais bien en avant. On va changer d’assistant, avec le départ annoncé de Jean-Baptiste Lecrosnier. Le reste du staff est connu. Ça fait trois ans que Slobodan Savovic est là, il fera la préparation du début à la fin, il connaît mon fonctionnement. Je vais déléguer. J’ai une totale confiance envers le staff et je connais leur sérieux.»

Zaccharie Risacher et Alex Sarr : «Ils jouent régulièrement en NBA, c’est très important pour moi, ce sont de jeunes joueurs de talent, ils seront proches d’une présélection. Le positif est qu’ils jouent. C’est primordial. Beaucoup ont envie de venir en équipe de France et cet aspect sera important.»

Aujourd’hui, 100% des joueurs sont intéressés pour venir.

Freddy Fauthoux

Des refus potentiels de joueurs NBA : «Boris les voit tous, il y va deux ou trois fois dans la saison. Tous sont intéressés et motivés par l’équipe de France, c’est de bon augure. Après, la vérité du mois de mars n’est pas celle de l’été. Certains peuvent être empêchés au dernier moment. Aujourd’hui, 100% des joueurs sont intéressés pour venir.»

Le croisement en huitièmes et le parcours des Bleus : «On a prévu cinq ou six matchs amicaux. On va commencer le rassemblement fin juillet sur Paris. On jouera en France et à l’étranger. On a un groupe plus facile que l’autre (C) mais il peut arriver beaucoup de choses d’ici à fin août. Je ne me projette pas trop là-dessus. Et quand on voit la qualité des 24 équipes, le niveau en Europe augmente d’année en année et est déjà très haut. Je ne suis pas sûr qu’il y aura un huitième de finale ou un quart si facile… Peu importe qui on jouera, on aura des ambitions.»

Le scouting des adversaires : «On regarde dès maintenant, on suit nos joueurs, mais pendant ce temps on voit aussi les adversaires. En ayant un groupe défini, on va forcément regarder les performances des joueurs de la Slovénie, de la Pologne, de la Belgique… Je ne sais par exemple pas comment la Belgique défend le pick and roll aujourd’hui, mais on peut voir comment les joueurs se comportent, leurs déclarations.»

Luka Doncic : «S’il vient, on fera quelque chose de spécial, comme eux pour nos joueurs majeurs.»

Les ambitions : «Favoris ? On va se préparer à avoir plusieurs étiquettes, mais d’autres équipes seront ambitieuses, comme on le sera. On a vu l’engouement derrière l’équipe en France l’été dernier en France. Il y aura une grosse effervescence contre la Pologne à Katowice et pareil à Riga. Il y aura des choses à gérer hors du terrain, comme la pression de l’étiquette qu’on voudra nous mettre, celle qu’on se mettra aussi, mais on jouera à l’extérieur.»

NBA Europe : «On suit cela, on sera attentifs à ces déclarations. Ça peut chambouler le basket européen. De quelle manière ? Je ne sais pas. Je suis curieux de savoir comment tout cela serait agencé. Il y a des fenêtres internationales, l’impact sur les clubs… On va bien écouter cela et voir comment on pourra avancer.»

Propos recueillis en conférence de presse



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