Axel Allag, Media365, publié le mercredi 19 mars 2025 à 09h03
Avant les derniers matchs de préparation à l’Euro Espoirs 2025 face à l’Angleterre et la Slovaquie, Gérald Baticle s’est confié dans les colonnes de L’Equipe, désireux de maintenir l’exigence connue avec Thierry Henry, et de remporter un tournoi qui échappe à l’équipe de France Espoirs depuis 37 ans.
Gérald Baticle veut y aller très fort, lors des deux dernières répétitions avant le prochain Euro Espoirs (prévu du 11 au 28 juin en Slovaquie). Le successeur de Thierry Henry au poste de sélectionneur a prévenu de son désir dans un entretien accordé à nos confrères de L’Equipe. “On a besoin de se frotter aux meilleurs, il y a des places à prendre et des places à perdre. On a envie de voir des intentions, une volonté commune, une unité. Et l’envie de cogner nos adversaires”. Vendredi, à Lorient (21 heures), ce n’est rien de moins que l’Angleterre, championne d’Europe en titre, qui se présentera devant les Bleuets et l’opposition sera donc idéale afin de jauger du niveau général.
Les Bleuets dans la continuité de l’intransigeance instaurée par Henry
Médaillé d’argent lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 en tant qu’adjoint de Thierry Henry (défaite 5-3 après la prolongation face à l’Espagne en finale), Baticle, pour lequel Henry a poussé concernant sa succession, a beaucoup appris du champion du monde 1998 en tant qu’entraîneur, retenant surtout la mise en place de règles de vie : “Un cadre très simple, mais personne ne sortait de ce cadre. C’était minimaliste, mais il était totalement intransigeant. Aujourd’hui, on continue comme ça”. Ne cherchant pas nécessairement à “amener un plus”, le sélectionneur des Bleuets ne compte pas se départir d’une exigence fondamentale au plus haut niveau. “Il n’y a aucune place pour l’amateurisme en Espoirs. On a un vivier et un niveau très important. On a des ‘jeunes-grands joueurs’, déjà titulaires dans des clubs de Ligue des champions. Quand ils viennent en Espoirs, ça doit être une responsabilité et une fierté d’être au niveau attendu”, a-t-il appuyé.
A désormais moins de trois mois du début de l’Euro Espoirs (les Bleuets affronteront le Portugal, la Géorgie et la Pologne en phase de groupes), l’ancien entraîneur d’Angers aspire à sacrer le pays, qui court derrière un titre depuis son seul et unique obtenu en 1988. “L’Euro n’a pas été gagné depuis très longtemps, c’est une motivation pour rentrer dans l’Histoire de cette équipe de France, un truc qui restera pour toujours”.